Jeudi 5 janvier 2006
RALBOL - Rejoice ! At Last Back On-Line !
Après près de 3 mois de silence radio, je suis enfin reconnecté à la toile. 3 mois sans Internet, sans pouvoir écrire un p'tit article, sans lire les blogs des cousin(e)s,...

Tout ça pour quoi ? Parce qu'on a déménagé pardi ! Et quand on arrive dans une maison aux murs gris/blancs (façon plaques de plâtre), il y a du pain sur la planche...

Bref, depuis le 31 décembre, pour bien commencer l'année, nous voilà reconnecté grâce à Wanadoo ReADSL ! Eh oui, ReADSL ! Car dans notre village, au fin fond de la cambrousse, pas d'ADSL normal; pas d'ADSL 5Mo; pas de télévision sur ADSL, ni de dégroupage. Nous on est bien content d'avoir ReADSL (512 kb max) car sans l'ADSL étendu, on se retrouvait à l'Internet sur téléphone RTC (56 kb). Rappelez vous, les modems qui font biiiiiiiiiiiouuuuuuuuuuubioubioubiou. 30 secondes mini pour une malheureuse page web.

Bon, j'ai quand même mis 5 jours pour écrire cette bafouille: c'est le temps de réadaptation... l'angoisse de la page blanche...

Sur ce, bonne année à tous et à toutes !
Dimanche 3 juillet 2005
Attention aux refractaires à toute discussion religieuse: passez votre chemin !

Il y a quelques mois, peut-être un peu plus d'un an (que le temps passe vite !), j'ai eu une discussion intéressante avec mon chef, au sujet d'un voyage qu'il avait fait au Maroc. Durant ce voyage, il n'avait pas fait le tour des sites historiques, ou des plages; il s'était mélangé à la foule et avait vécu au milieu des marocains. Il m'a dit alors combien il avait été étonné de la façon de vivre des gens là-bas; de leur gentillesse, de leur simplicité, de leurs préoccupations, à des années-lumières des notres. Ca avait complêtement changé sa façon de voir les maghrébins, ça lui avait ouvert les yeux par rapport à l'image qu'on nous donne d'eux en France.

Plus près de nous, il y a 3 mois environ, j'ai lu "Da Vinci code", de Dan Brown. Qui n'a pas entendu parler de ce livre, qui a fait un tel battage médiatique ? On ne compte plus les reportages plus ou moins sur ce livre, les sites Internets (2 millions de références pour "Da Vinci Code" sous google), les livres sur le sujet, et les critiques des uns ou des autres ("j'aime", "c'est nul") , et même de l'Eglise catholique ("Ne lisez pas ce livre."). Si ce livre reste un roman, avec un fil conducteur - la descendance terrestre de Jésus - des plus douteux, l'auteur reussit néanmoins a crédibiliser son histoire grâce à des données tout à fait réelles: lieux géographiques, tableaux, personnages historiques, documents... toutes mises en scènes de façon à renforcer sa thèse, pourtant tellement incroyable.

Dans ce livre, l'auteur fait en particulier référence aux évangiles selon Thomas, Philippe et Marie, évangiles déclarés "apocryphes" par l'Eglise catholique au 5ème siècle et exclus du nouveau testament. Ces évangiles, retrouvés en même temps que les rouleaux de la mer morte, offrent une vision de Jésus singulièrement différente de ce que l'on peut lire dans la Bible (que ce soit celle des catholiques ou celle des protestants). En particulier, Marie-Madeleine semble avoir un rôle particulier auprès de Jésus, proche de celui d'une épouse. Ainsi, elle est appelée "compagne", et Jésus "l'embrassait souvent sur la bouche", à tel point que cela énervait les autres disciples, et en particulier Pierre. D'où la théorie d'une descendance issue de Marie-Madeleine et de Jésus.

D'où la conclusion, aussi, que l'Eglise catholique a volontairement rejeté certains livres (dont les évangiles sus-cités) afin d'asseoir le caractère divin de Jésus (comment Jésus, étant Dieu, pourrait-il prendre une simple femme pour épouse ?) et de favoriser ainsi l'expansion du christianisme à la place des religions païennes (un Jésus divin est plus "vendeur" qu'un Jésus homme), quitte à reprendre des rites païens.

Toutes ces insinuations sont dérangeantes pour un chrétien - en tout cas, elles le sont pour moi - et elles donnent forcément à réfléchir. Le nouveau testament, qui pour nous est LA parole de Dieu, est-il le fruit d'un choix arbitraire de catholiques du 5ème siècle, dont le but était de présenter une religion acceptable, "vendable", à même de renverser plus facilement les religions païennes ?

Dans le même registre, j'ai appris complètement par hasard que la Bible Louis Segond, la traduction de référence des protestants - ma Bible, quoi ! - n'a été acceptée par les protestants qu'après la mort de Louis Segond, en 1910; il a fallu pour cela qu'elle soit révisée sur certains points. Par exemple, dans l'ancien testament, le terme "prêtre" utilisé par Louis Segond (LS) a dû être remplacé par "sacrificateur", "prêtre" faisant trop catholique... Plus génant, le verset d'Habacuc 2:4 est transformé de "Le juste vivra par la fidélité" en "Le juste vivra par la foi" pour justifier la citation de Paul dans Romains 1:17. Pourtant, le mot hébreux pour fidélité n'est jamais traduit par "foi", sauf pour ce verset... Or le salut par la foi est le fondement même - le credo - du protestantisme... pas la fidélité qui s'apparente aux oeuvres, concept plutôt catholique... Encore une "harmonisation" pour rendre le message plus vendable, plus en accord avec ce que l'on prêche ?

En parlant de salut, j'ai eu un éclairage nouveau sur le sujet en lisant un article sur le site juif dont je parlais il y a quelques jours dans l'article "Chrétiens pas Gentils". Sur ce site, des juifs se plaignent des méthodes "opportunistes" (qui a dit "racoleuses") des juifs messianiques pour convertir des juifs (qui ne croient pas en Jésus). Un rabbin s'est donc opposé par écrit aux juifs messianiques, en insistant en particulier sur ce qu'il considère comme des incohérences entre le message chrétien et celui de l'ancien testament.

En particulier, les chrétiens disent que Jésus est celui qui apporte le salut en répandant son sang en sacrifice pour nos péchés. Or, d'après l'ancien testament, le Lévitique en particulier, il y a 3 façons d'obtenir le pardon des péchés: par le sang du sacrifice, pour les péchés les moins importants (involontaires), par la repentance (pour les péchés volontaires), et par l'or pour les péchés les plus grâves. Le sang permet donc d'obtenir le pardon, mais pas dans tous les cas. D'ailleurs, Dieu ne dit-il pas que la repentance vaut mieux que tous les sacrifices ?

Par ailleurs, Paul dit que le sacrifice de Jésus rend inutile tout autre sacrifice - tout est accompli. Ce à quoi le rabbin rétorque que Dieu lui-même annonce dans Malachie 3 qu'Il réinstaurera dans les derniers temps le ministère des Lévites, à savoir les offrandes et les sacrifices. Paul serait-il en opposition avec Dieu ? Il y a-t-il une mauvaise interprétation du rabbin (qui pour l'occasion ne cite que l'ancien testament - pas le talmud - le même ancien testament que le nôtre) ?

Pourquoi est-ce que j'écris tout cela ? Simplement pour dire que l'on doit être humble dans ce que l'on croit. Car avec l'humilité vient l'amour. A défaut, on devient arrogant ("j'ai raison, car la Bible dit...", "je sais...",...), et l'on blesse au lieu de guérir. Les catholiques ont leurs erreurs et incohérences (les croisades, l'inquisition, le culte des morts, les statues/"idoles",...), incohérences particulièrement bien soulignées dans le dernier chapitre de Da Vinci Code (sous forme de questions sans réponse); les protestants ont les leurs. Sommes-nous mieux que les catholiques, que les juifs ? Dieu est le seul juge des coeurs. "Mais Jésus a dit qu'il fallait témoigner !". Il a aussi dit: "À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

Tout cela aussi pour dire que lorsque l'on a toujours été baigné dans le même discours, on peut finir par croire ou rejeter sans même réfléchir. Est-ce alors la foi en Dieu ou la foi en notre religion ? De même que mon chef a changé d'avis sur les marocains en vivant avec eux, au milieu d'eux, et en découvrant autre chose que ce que nous - français - avons l'habitude d'entendre, de même, nous ne devons pas être fermés à tout ce qui est extérieur sous prétexte que c'est a priori en dehors de la ligne de notre religion (j'allais dire "du parti").
Samedi 2 juillet 2005
Ca y est j'ai craqué ! Après avoir passé plusieurs soirées sur Internet à scruter les magasins en ligne (rue du commerce, cdiscount, nomatica, et même grosbill, c'est dire...) à la recherche de l'appareil photo de mes rêves, j'ai fini par acheter... un téléphone portable... à Cora, à deux (grands) pas de chez moi...

Eh oui. Ce n'est pas faute d'avoir trouvé l'appareil photo de mes rêves: j'avais en effet identifié la perle rare, le Canon Powershot S2IS. 5 méga-pixels (au dessus, c'est un peu gadget, et plus il y a de pixels, moins il y a de lumière sur les photos), zoom équivalent 36-432 (12X), belles photos, films magnifiques, silencieux, rapide, et beau avec tout ça. Le tout pour la modique somme de 500 €, avec une carte mémoire ridicule (16 Mo !) et des piles alcalines... Résultat, avec le port, une carte 1Go et des piles rechargeables de qualité, on s'approchait doucement (mais sûrement) des 700 €...

Et comme cet appareil vient de sortir, impossible de le trouver en solde. Et plus j'attendais pour me décider, moins il était disponible. Au final, une fois prêt, il n'était plus que dans un seul magasin, 50 € plus cher que chez le moins cher (où bien-sûr, ils étaient en rupture de stock)...

C'est alors que j'ai réflechi (eh oui, ça m'arrive aussi, parfois): 700 € à débourser, à quelques mois de la livraison de la maison, avec toutes les plus-values à régler rubis sur l'ongle et les anniversaires familiaux (ma femme, ma fille et ma belle-mère), le mois d'octobre risque d'être difficile. Bon, c'est décidé, j'attendrai Noël; à ce moment, on sera plus fixé sur l'état général des finances. Et il aura certainement baissé de 100 ou 200 €.

Quelques jours après cette décision héroïque (je sacrifie quand même mon anniversaire, là), nous nous rendons faire des courses à Cora. Pour être franc, ce n'était pas innocent; d'habitude, Cora, je n'aime pas: pas d'ambiance, c'est triste, et il n'y a pas toutes les choses que j'ai l'habitude d'acheter (un peu comme Leclerc ou Intermarché, mais en mieux quand même). Mais j'avais quand même repéré la semaine dernière quelques APN à 50% de réduction, dont le Minolta Dimage A2, qui est l'un des meilleurs de sa catégorie.

Bref, une fois à Cora, je me rends vers le stand photo, l'air de rien, et je m'aperçois (horreur !) que le Dimage a été vendu... zut, zut et re-zut. Je repars donc retrouver ma petite famille dans le magasin, quand je passe devant le stand téléphone. C'est alors que mon regard croise l'étiquette magique: -50% sur le Sony Ericsson P910 !

Quand on sait que j'ai acheté pour ma chère et tendre (surtout chère, là), pour les 10 ans de mariage (il y a juste un an), le Sony Ericsson P900 (la version antérieure du P910) pour près de 4 fois le prix affiché chez Cora, il y a de quoi avoir mal au coeur, et de quoi se dire que c'est une bonne affaire à ne pas rater.

Je continue néanmoins mon chemin (héroïque que je suis ;-) ), et retrouve la grande et la petite en train d'essayer des chaussures... Bon, j'y vais: je vais voir un vendeur pour savoir si les 50% s'applique sur le tarif sans abonnement ou si l'on peut l'appliquer sur le tarif avec abonnement... "Oui, c'est possible". Bon, j'achète, j'achète pas ? Après moultes tergiversations, je cède: j'achète. Et me voilà donc l'heureux propriétaire pour mon anniversaire, d'un superbe smartphone (combinaison d'un PDA et d'un téléphone portable) flambant neuf. Je ne peux résister à vous fournir quelques photos:



Alors, il est pas beau ? Et il est d'autant plus beau qu'il ne m'a pas coûté un sous: la participation combinée de ma môman et de ma belle-mère (comme quoi, on n'a pas tous des problème avec sa belle-mère) excède largement le prix du portable.

Merci môman. Merci belle-maman. Et merci Cora !
Pour la petite histoire, la vendeuse de Cora m'a indiqué qu'ils avaient commandé un unique exemplaire - pour voir - et ne réussissant pas à le vendre au prix standard, ils ont préféré le brader pour récupérer une partie de leur mise...

Ah, période bénie des soldes...
Jeudi 23 juin 2005
Aujourd'hui, c'était congés. Mais pas seulement: c'était aussi le jour d'ouverture des soldes d'été. D'habitude, je n'y fais pas trop attention, et de toutes façons je travaille, mais là, le hasard a voulu que je place un des derniers jours de congé de l'année dernière le jour des soldes.

Alors, pourquoi pas ? Allons faire les soldes. En plus, comme demain c'est mon anniversaire - ehhh oui, j'aurai un peu plus de 25 ans... - je me suis dit que c'était l'occasion révée de me faire plaisir...

Me voilà donc, à 8h35, devant le rideau de fer de mon Carrefour préféré (je précise préféré parce qu'il y en a 3 par chez nous) à attendre l'ouverture tant attendue. A noter que j'ai pris délibérément le Carrefour ouvrant le plus tard, les 2 autres ouvrant à 8h00, ce qui est laaaargement trop tôt pour moi...

Si vous n'avez jamais assisté à une ouverture de grande surface le premier jour des soldes, je vous conseille de le faire au moins une fois. Pour moi c'était la première fois. D'habitude, j'arrive une heure en retard, après la tempête, quand les jeux sont déjà faits. Là j'étais aux premières loges. Et quand je suis arrivé, il y avait déjà une quarantaine de personnes en train d'attendre; "ça va", me dis-je, "il n'y a pas trop de monde".

Mais à mesure que les minutes passaient, le nombre de personnes augmentait à vue d'oeil. J'ai donc pu repérer quelques catégories de personnes. Il y a les indépendants, généralement sans caddy, qui se faufilent doucement pour atteindre les premières places, l'air de rien. Il y a aussi les bandes: 3 à 4 jeunes copains qui parlent fort et rigolent ensemble, et qui, sous prétexte de reconnaître un pote tout devant, jouent des coudes pour le rejoindre. Et puis il y a les familiaux, avec caddy. Ceux-là sont un peu bloqués par le caddy, et ne cessent de pester contre ceux qui grignotent du terrain.

9h00: le rideau commence à se lever, et les têtes du premier rang disparaissent de l'horizon presque instantanément: pour gagner quelques précieuses secondes (qui peuvent se révéler décisives), les personnes du premier rang n'hésitent pas à se coucher pour passer à genoux sous le rideau. Une fois de l'autre coté, ils se relèvent et se mettent à courir vers ce qui leur paraît être la meilleure direction. Je n'ai trouvé qu'une image sur le net pour retranscrire l'atmosphère de l'ouverture des soldes. Comme il s'agit d'une image d'un article d'un blog d'over-blog, je me permets de mettre un lieu (ici): jetez un oeil, c'est exactement ça.

Une fois le rideau ouvert à hauteur d'homme, c'est la panique: tout le monde se rue vers ce qui lui semble le Graal et s'en saisit. Pas de reflexion, c'est la guerre; c'est prendre ou ne plus pouvoir prendre. C'est alors un jeu de hasard: si tu prends la bonne allée, et si tu es rapide, alors tu as une chance. Si par contre tu ne prends pas la bonne allée immédiatement, c'est rapé: les caddys ont déjà provoqué d'immenses bouchons; les personnes piégées dans la bonne allée n'ont alors d'autre solution que de se jeter sur les bonnes affaires et de charger caddys, copains, copines, et/ou enfants, sous le regard envieux des autres - dont moi - qui se trouvent bloqués à l'extérieur de la caverne d'Alibaba.

Mais ce n'est que le début, car il faut payer. J'ai quand même réussi à me saisir d'une imprimante multi-fonction de bonne qualité à bon prix (je sais de quoi je parle, j'ai acheté la même il y a 6 mois pour le double du prix... et déjà en promo à l'époque): ça fera un beau cadeau, ça (pas pour moi, j'en ai déjà une). Direction les caisses... Z'est oun grosseu erreur (prendre un petit accent teuton pour retranscrire ma pensée). "Désolé monsieur, il faut que vous passiez d'abord au stand photo pour retirer une facture". Ach (prononcer "ar"), naturlich. J'aurais du m'en douter.

Et là, c'est la Bérézina (ou Trafalgar, si vous préférez): des files de personnes paquets en main, cherchant déspéremment à payer leurs trésors. Ca se bouscule, ça crie, ça s'énerve... Il y a les caddys, qui bouchent le passage; les copains, qui élèvent une tour de leur butin, et qui se racontent leurs prises présentes et passées (parfois du même jour: ils viennent de faire l'ouverture des autres Carrefours, à 8h); il y a aussi les indépendants - comme moi - qui s'ils avaient eu 6 mains auraient pu prendre au moins le double de ce qu'ils ont pris.

Dans ce joyeux tohu-bohu, on joue des coudes, on essaye de passer devant les autres. Puis on finit par atteindre le but: la caisse photo où 3 malheureuses caissières se démènent pour répondre à 12 clients simultanément (et je ne parle là que du premier rang qui assiège leur forteresse). Après 45 minutes d'attente, je brandis enfin le précieux papier jaune. J'arrive aux caisses générales où règne un calme ubuesque par rapport au vacarme de la caisse photo. On respire enfin... l'air conditionné parvient à raffraichir l'atmosphère... ça y est je sors...

Bon, comme je n'en ai pas eu assez, je reviens faire un tour une fois débarassé de mon paquet. Plus rien d'intéressant... je repars... vers les 2 autres Carrefour, au cas où... Mais non, plus rien d'intéressant: la tornade est déjà passée, et une heure après, le calme est revenu...

... jusqu'à janvier prochain, date des prochaines soldes. Et là, je n'y serai pas !
Lundi 20 juin 2005
Attention aux athés et autres refractaires à toute discussion religieuse: passez votre chemin ! Cet article parle de juifs, de non-juifs (appelés Gentils ou Goyim par les juifs), de Jésus et de l'Eglise.

J'ai reçu hier un mail d'une société (australienne, je crois) qui fournit gratuitement un logiciel pour apprendre l'hébreux. J'ai dû télécharger ce logiciel il y a quelques années et ils me contactent donc pour m'informer d'une nouvelle version.

Je me rends sur le site - http://foundationstone.com.au (foundation stone - pierre angulaire - drôle de nom pour un site juif) et je regarde cette nouvelle version.

Je dois dire au passage qu'apprendre l'hébreux a toujours été pour moi mon serpent de mer: un objectif maintes fois tenté mais jamais atteint, faute de temps ou d'endurance, généralement; faute d'un prof, je pense, aussi. Pouquoi apprendre l'hébreux ? Parce que j'aime les langues étrangères (j'adore l'anglais), et l'hébreux est particulièrement... étrange ;-) Pour pouvoir lire la Bible - l'ancien testament - dans le texte: c'est mon coté parano: on ne sait jamais, on aurait pû nous mentir; c'est aussi pour trouver des trésors cachés, des messages non traduisibles. Pour pouvoir aller en Israël sans être complètement perdu... peut-être un jour, à Jérusalem... Parce que c'est joli à voir. Pour plein de raisons, en fait. (j'aimerais bien aussi apprendre l'arabe et l'espagnol, mais on s'en fout un peu, je sais).

Bref, j'étais sur ce site, regardant les screenshots du logiciel, quand mon regard a été attiré par un lien tout simple, bien que placé en tête de page: Judaism and Jesus don't mix (le judaïsme et Jésus ne se mélangent pas). Piqué par ma curiosité, je clique sur le lien et je débouche sur un texte critiquant l'attitude des Juifs Messianiques (autrement dit des Juifs qui ont accepté Jésus comme le Sauveur) et leurs techniques pour convaincre les Juifs (non Messianiques) à croire en Jésus.

A en croire ce document (et d'autres que j'ai pu lire par la suite), les techniques de conversions sont à la limite du respectable:
- visite des familles de soldats israëliens morts au combat pour les encourager à accepter Jésus; sont-ils vraiment dans un état psychologique adéquat ? N'est-ce pas profiter d'un état de faiblesse ?
- versement de grandes quantités d'argent pour tout juif pauvre acceptant Jésus dans les pays du tiers-monde (!)
- stockage en bases de données (fichage, quoi !) des personnes venant de faire faillite pour les contacter par la suite et les encourager à recevoir Jésus;
- focalisation sur les personnes faibles: les jeunes étudiants (loins de leurs familles) et les personnes agées (seules).

S'il est normal de précher Jésus aux juifs (comme aux non-juifs), est-il normal d'utiliser ces ruses pour y parvenir ? De profiter de la faiblesse des gens. J'ai parfois l'impression que l'Eglise utilise les moyens les plus bas pour attirer les âmes à elle, que ce soit pour les juifs ou les non-juifs d'ailleurs.

Jésus a-t-il convaincu des gens faibles, malades ou éprouvés à le suivre ? Est-ce que Jésus a choisi Matthieu, Pierre, Jean et les autres apôtres parce qu'ils étaient dans une situation psychologique suffisamment fragile pour être facilement convaincus ? Je ne pense pas ! Pierre et Jean étaient de robustes pécheurs de poissons; Matthieu, un péager (ok, c'était pas reluisant comme boulot - un peu traitre sur les bords - mais il ne devait pas manquer d'argent...).

Si Jésus a guéri des malades, c'est parce qu'ils venaient à lui pour être guéris. C'est le témoignage de Jésus, sa renommée, qui attirait les foules à lui. C'est la renommée des chrétiens des premiers temps, et le bon témoignage qu'ils avaient qui faisait grandir l'Eglise.

Bien que chrétien, et plus précisemment Protestant, et qui plus est, juif d'origine, donc techniquement assez proche des Messianiques, je comprend l'exaspération des juifs: c'est le témoignage des chrétiens qui devrait attirer les âmes aujourd'hui, pas l'argent ou des techniques marketing de persuasion dignes d'Havas ou Publicis. "Avec Jésus, oubliez vos problèmes d'argent ou de santé. Acceptez Jésus, et vous serez tous guéris, riches et heureux ! Parce que vous le valez bien !"

Bon, je vais m'arrêter là; je parlerai plus tard de quelque chose que j'ai lu par la suite en passant d'un lien à un autre à partir de ce site. Mais pas maintenant, ça serait trop long pour un seul article (déjà que je ne suis plus bien sûr qu'il y ait encore quelqu'un pour lire ces lignes... ohé... y a quelqu'un... ? ohé...)
 
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