Informaticien, c'est un métier. Mais contrairement à bien d'autres métiers (secrétaire ou boucher par exemple), c'est souvent une passion. Et c'est une passion qui prend du temps et frise l'intoxication: yeux blafards, suite aux nuits trop courtes, désir irresistible de retourner à l'ouvrage au plus tôt pour trouver ce "maudit bug" ou mettre en oeuvre une nouvelle technologie ou un nouvel algorithme révolutionnaire.
L'un de mes collègues a ce virus: bien que marié et père de 4 enfants à 30 ans, il trouve le temps de passer presque chaque soir plusieurs heures sur le net à déboguer et développer des projets libre open-source, donc gratuitement. Inlassablement, il découvre et assimile de nouveaux projets, de nouveaux concepts, de nouvelles idées, ce qui a eu pour conséquence positive qu'il a été largement moteur dans les directions techniques de notre société, et qu'il a su capter l'attention de ses supérieurs (et pas uniquement leur attention).
D'un autre coté, il s'est attiré les foudres d'autres collègues, passablement jaloux de sa facilité à assimiler et à comprendre; là où certains passent plusieurs semaines à comprendre, il y arrive en quelques jours, ou plutôt, en quelques soirs.
Mais désormais, peu importe: il quitte la société. Dernier élu du second plan de licenciement, il va bientôt recouvrer sa liberté. Certains se réjouissent; lui aussi ! Car s'il quitte la société, ce n'est pas parce qu'on l'a viré, mais parce qu'il s'est proposé à la place de quelqu'un qui était viré.
Le voilà donc sur le départ; mais avant même qu'il ait fini les quelques semaines de son préavis, il est déjà devant un dilemme: que vais-je faire après ? Ca pourrait être la question de tout chômeur ou tout futur chômeur. Mais pour lui, il s'agit de choisir entre 2 propositions spontanées de sociétés américaines travaillant dans l'Open Source qui s'arrachent ses services à coups de dizaines de milliers d'Euros l'années. 60000 Euros d'un coté; 65000 Euros de l'autre. Le premier renchérit à 65000 plus un portable dernier cris. Le second propose de 2 à 4% sur les bénéfices...
Toutes ces soirées passées à déboguer, développer, apprendre gratuitement, ont donc fini par rapporter (alors qu'il ne s'y attendait pas). En plus, alors que la plupart de mes collègues renvoyés (ou sur le départ) considèrent sérieusement la possibilité de changer de région (vu la faiblesse du marché régional) ou de changer de métier, lui se voit accordé le luxe de travailler chez lui - ce qui est tout à fait avantageux financièrement, en ces temps de hausses du pétrole: ça, c'est le bon coté de la mondialisation.
Bref, tout ça pour dire que l'informatique, c'est un virus, qui peut pousser à l'intoxication. Pour dire aussi que l'open-source libre (free en anglais), à la base, c'est gratuit ("free as in free beer", qu'ils disent aux USA); mais ça peut rapporter gros ! Tout ça pour dire aussi qu'ils sont trop forts ces américains: même quand c'est gratuit, ils arrivent à faire beaucoup (beaucoup) d'argent.
Et ça, c'est de l'info, pas de l'intox !
L'un de mes collègues a ce virus: bien que marié et père de 4 enfants à 30 ans, il trouve le temps de passer presque chaque soir plusieurs heures sur le net à déboguer et développer des projets libre open-source, donc gratuitement. Inlassablement, il découvre et assimile de nouveaux projets, de nouveaux concepts, de nouvelles idées, ce qui a eu pour conséquence positive qu'il a été largement moteur dans les directions techniques de notre société, et qu'il a su capter l'attention de ses supérieurs (et pas uniquement leur attention).
D'un autre coté, il s'est attiré les foudres d'autres collègues, passablement jaloux de sa facilité à assimiler et à comprendre; là où certains passent plusieurs semaines à comprendre, il y arrive en quelques jours, ou plutôt, en quelques soirs.
Mais désormais, peu importe: il quitte la société. Dernier élu du second plan de licenciement, il va bientôt recouvrer sa liberté. Certains se réjouissent; lui aussi ! Car s'il quitte la société, ce n'est pas parce qu'on l'a viré, mais parce qu'il s'est proposé à la place de quelqu'un qui était viré.
Le voilà donc sur le départ; mais avant même qu'il ait fini les quelques semaines de son préavis, il est déjà devant un dilemme: que vais-je faire après ? Ca pourrait être la question de tout chômeur ou tout futur chômeur. Mais pour lui, il s'agit de choisir entre 2 propositions spontanées de sociétés américaines travaillant dans l'Open Source qui s'arrachent ses services à coups de dizaines de milliers d'Euros l'années. 60000 Euros d'un coté; 65000 Euros de l'autre. Le premier renchérit à 65000 plus un portable dernier cris. Le second propose de 2 à 4% sur les bénéfices...
Toutes ces soirées passées à déboguer, développer, apprendre gratuitement, ont donc fini par rapporter (alors qu'il ne s'y attendait pas). En plus, alors que la plupart de mes collègues renvoyés (ou sur le départ) considèrent sérieusement la possibilité de changer de région (vu la faiblesse du marché régional) ou de changer de métier, lui se voit accordé le luxe de travailler chez lui - ce qui est tout à fait avantageux financièrement, en ces temps de hausses du pétrole: ça, c'est le bon coté de la mondialisation.
Bref, tout ça pour dire que l'informatique, c'est un virus, qui peut pousser à l'intoxication. Pour dire aussi que l'open-source libre (free en anglais), à la base, c'est gratuit ("free as in free beer", qu'ils disent aux USA); mais ça peut rapporter gros ! Tout ça pour dire aussi qu'ils sont trop forts ces américains: même quand c'est gratuit, ils arrivent à faire beaucoup (beaucoup) d'argent.
Et ça, c'est de l'info, pas de l'intox !
par EG
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Le travail, c'est la santé