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Samedi 3 septembre 2005
Suite du feuilleton "Super, on fait construire". Et comme dans "les feux de l'amour", après chaque épisode, on a l'impression que ça avance, mais on n'en voit jamais la fin...

Car dans notre cas, ça fait quand même près de 2 ans que ça dure. Et il reste encore (qui a dit "plus que") 1 mois et demi...

"Dans l'épisode précédent..." (prendre une voix masculine bien grâve), je vous annonçais des photos pour vous montrer le terrain qu'il est beau maintenant qu'il est tout plat.

Eh bien, en guise de photos, je n'ai que quelques clichés prix avec mon maaaagnifique Sony Ericsson P910, qui, aussi high tech qu'il soit, ne prend que des photos en 640*480 (mais bon, après tout, c'est un téléphone PDA, pas un grille-pain machine à laver, chacun son rôle). Pourquoi ne pas avoir pris l'APN ? Parce qu'une personne - que j'apprécie, au demeurant - a eu la malencontreuse idée de jeter les piles rechargeables de l'appareil photo lors de nos dernières vacances communes...

Et en guise de terrain plat, hemm, j'ai un terrain, légèrement incliné... à... 20% (au moins, honte sur nous).

Maintenant que vous savez tout, petit flashback pour voir comment on en est arrivé là.

Lundi 22 août, 14h15 - à l'appartement (on se croirait dans un film catastrophe, avec les sous-titres qui indiquent le jour et l'heure à la minute près): j'appelle le terrassier pour qu'il me confirme qu'il va travailler sur mon terrain. "Oui monsieur, on y travaille demain, mercredi et jeudi". - peut-on se voir ? "D'accord, à jeudi midi, sur le chantier".

Jeudi 25 août, 12h00 - sur le chantier. Rien n'a été fait, et personne n'est là. Tout va bien, je vais bien...

Jeudi 25 août, 12h10 - sur le chantier. "Allo, Mr ... ; je suis désolé, je vais être un petit peu en retard,  je suis à fhdkdhkjdhgkbcbd j'jkjkjrive, je dfhdhkhjh " - je ne vous entends pas bien, je vous attends... à tout de suite.

Jeudi 25 août, 12h40 -
toujours sur le chantier. Dans un film en général, quand l'affichage des dates en sous-titre s'accélère, c'est qu'un évènement important va arriver et la tension est à son comble. Dans mon cas, ce n'était pas ça: ça faisait quand même 40 minutes que je poireautais et je trouvais le temps long... Enfin le terrassier arrive.

"Finalement, on travaillera la semaine prochaine, on a eu un contre-temps, un autre chantier.." J'avais remarqué...

Mardi 30 août, 12h00 - sur le chantier. Petit tour par le chantier, pour voir... que rien n'a encore été fait; mais un ouvrier avec son bulldozer est là et fait quelques manoeuvres: il y a de l'espoir.

Jeudi 1 septembre, 12h30 -  sur le chantier. Rendez-vous au sommet avec le maître d'oeuvre, le terrassier et le voisin. Le maître d'oeuvre pour régler quelques questions (c'est fini quand ?), le terrassier pour voir ce qu'il va faire pour arranger le terrain vague qui me sert de terrain, et le voisin parce qu'il aimerait bien récupérer quelques tonnes de terre fraîche pour remplacer les caillous de son terrain (comme quoi, il n'y a pas de justice: il est juste à 10 mètres de chez nous, et il a un terrain tout pierreux alors que nous on a une belle terre sans caillous).

Et ça m'arrange bien; car de la terre, j'en ai un paquet à revendre. Le terrassier estime à 8 à 10 camions de 15 tonnes. Et figurez vous que ces 8 camions sont à notre charge, bien-sûr. Sinon, on garde notre montagne de terre sur le devant de la maison. Pas cool. A 130 Euros le camion, ça commence à chiffrer.

Alors le voisin, je le remercie grandement; il me prend 4 à 5 camions, c'est d'autant moins à débourser.

Vendredi 2 septembre, 19h00 - sur le chantier. Je passe voir le résultat: devant, le tas de terre a doublé de volume. Bien, ils ont dû bien déblayer derrière. Derrière: horreur ! Ils ont déblayé, effectivement, mais pas autant que je l'aurais souhaité. Entre le bord de la maison et le fond du terrain (qui n'est pas si loin, croyez-moi), il y a près de 1m50 de dénivelé... Pas mal pour implanter une piste de skate... Pas terrible pour un jardin.

Bon, je sens qu'il va falloir remettre la main à la poche, pour qu'ils enlèvent à peu près la même quantité de terre qu'ils ont déjà enlevée. Ce qui veut dire que non seulement il va falloir payer pour les coups de bulldozer supplémentaires (dans le contrat, ils devaient juste restituer le terrain dans son état originel, ce qui a été fait), mais en plus il va falloir payer pour les camions supplémentaires (à vue d'oeil, 4 à 5 camions), sans parler de la décharge si personne ne se porte acquéreur... Et encore, je ne parle pas des arbres à couper (car ils sont malencontreusement situés en haut de la butte) et du prix des arbres à replanter un mètre plus bas (je suis passé dans une pépinière, juste pour voir...)

Il y a des jours, on a un peu l'impression d'être une vache à lait.
Par EG - Publié dans : Super, on fait construire
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