Aujourd'hui, c'était congés. Mais pas seulement: c'était aussi le jour d'ouverture des soldes d'été. D'habitude, je n'y fais pas trop attention, et de toutes façons je travaille, mais là, le hasard a voulu que je place un des derniers jours de congé de l'année dernière le jour des soldes.
Alors, pourquoi pas ? Allons faire les soldes. En plus, comme demain c'est mon anniversaire - ehhh oui, j'aurai un peu plus de 25 ans... - je me suis dit que c'était l'occasion révée de me faire plaisir...
Me voilà donc, à 8h35, devant le rideau de fer de mon Carrefour préféré (je précise préféré parce qu'il y en a 3 par chez nous) à attendre l'ouverture tant attendue. A noter que j'ai pris délibérément le Carrefour ouvrant le plus tard, les 2 autres ouvrant à 8h00, ce qui est laaaargement trop tôt pour moi...
Si vous n'avez jamais assisté à une ouverture de grande surface le premier jour des soldes, je vous conseille de le faire au moins une fois. Pour moi c'était la première fois. D'habitude, j'arrive une heure en retard, après la tempête, quand les jeux sont déjà faits. Là j'étais aux premières loges. Et quand je suis arrivé, il y avait déjà une quarantaine de personnes en train d'attendre; "ça va", me dis-je, "il n'y a pas trop de monde".
Mais à mesure que les minutes passaient, le nombre de personnes augmentait à vue d'oeil. J'ai donc pu repérer quelques catégories de personnes. Il y a les indépendants, généralement sans caddy, qui se faufilent doucement pour atteindre les premières places, l'air de rien. Il y a aussi les bandes: 3 à 4 jeunes copains qui parlent fort et rigolent ensemble, et qui, sous prétexte de reconnaître un pote tout devant, jouent des coudes pour le rejoindre. Et puis il y a les familiaux, avec caddy. Ceux-là sont un peu bloqués par le caddy, et ne cessent de pester contre ceux qui grignotent du terrain.
9h00: le rideau commence à se lever, et les têtes du premier rang disparaissent de l'horizon presque instantanément: pour gagner quelques précieuses secondes (qui peuvent se révéler décisives), les personnes du premier rang n'hésitent pas à se coucher pour passer à genoux sous le rideau. Une fois de l'autre coté, ils se relèvent et se mettent à courir vers ce qui leur paraît être la meilleure direction. Je n'ai trouvé qu'une image sur le net pour retranscrire l'atmosphère de l'ouverture des soldes. Comme il s'agit d'une image d'un article d'un blog d'over-blog, je me permets de mettre un lieu (ici): jetez un oeil, c'est exactement ça.
Une fois le rideau ouvert à hauteur d'homme, c'est la panique: tout le monde se rue vers ce qui lui semble le Graal et s'en saisit. Pas de reflexion, c'est la guerre; c'est prendre ou ne plus pouvoir prendre. C'est alors un jeu de hasard: si tu prends la bonne allée, et si tu es rapide, alors tu as une chance. Si par contre tu ne prends pas la bonne allée immédiatement, c'est rapé: les caddys ont déjà provoqué d'immenses bouchons; les personnes piégées dans la bonne allée n'ont alors d'autre solution que de se jeter sur les bonnes affaires et de charger caddys, copains, copines, et/ou enfants, sous le regard envieux des autres - dont moi - qui se trouvent bloqués à l'extérieur de la caverne d'Alibaba.
Mais ce n'est que le début, car il faut payer. J'ai quand même réussi à me saisir d'une imprimante multi-fonction de bonne qualité à bon prix (je sais de quoi je parle, j'ai acheté la même il y a 6 mois pour le double du prix... et déjà en promo à l'époque): ça fera un beau cadeau, ça (pas pour moi, j'en ai déjà une). Direction les caisses... Z'est oun grosseu erreur (prendre un petit accent teuton pour retranscrire ma pensée). "Désolé monsieur, il faut que vous passiez d'abord au stand photo pour retirer une facture". Ach (prononcer "ar"), naturlich. J'aurais du m'en douter.
Et là, c'est la Bérézina (ou Trafalgar, si vous préférez): des files de personnes paquets en main, cherchant déspéremment à payer leurs trésors. Ca se bouscule, ça crie, ça s'énerve... Il y a les caddys, qui bouchent le passage; les copains, qui élèvent une tour de leur butin, et qui se racontent leurs prises présentes et passées (parfois du même jour: ils viennent de faire l'ouverture des autres Carrefours, à 8h); il y a aussi les indépendants - comme moi - qui s'ils avaient eu 6 mains auraient pu prendre au moins le double de ce qu'ils ont pris.
Dans ce joyeux tohu-bohu, on joue des coudes, on essaye de passer devant les autres. Puis on finit par atteindre le but: la caisse photo où 3 malheureuses caissières se démènent pour répondre à 12 clients simultanément (et je ne parle là que du premier rang qui assiège leur forteresse). Après 45 minutes d'attente, je brandis enfin le précieux papier jaune. J'arrive aux caisses générales où règne un calme ubuesque par rapport au vacarme de la caisse photo. On respire enfin... l'air conditionné parvient à raffraichir l'atmosphère... ça y est je sors...
Bon, comme je n'en ai pas eu assez, je reviens faire un tour une fois débarassé de mon paquet. Plus rien d'intéressant... je repars... vers les 2 autres Carrefour, au cas où... Mais non, plus rien d'intéressant: la tornade est déjà passée, et une heure après, le calme est revenu...
... jusqu'à janvier prochain, date des prochaines soldes. Et là, je n'y serai pas !
Alors, pourquoi pas ? Allons faire les soldes. En plus, comme demain c'est mon anniversaire - ehhh oui, j'aurai un peu plus de 25 ans... - je me suis dit que c'était l'occasion révée de me faire plaisir...
Me voilà donc, à 8h35, devant le rideau de fer de mon Carrefour préféré (je précise préféré parce qu'il y en a 3 par chez nous) à attendre l'ouverture tant attendue. A noter que j'ai pris délibérément le Carrefour ouvrant le plus tard, les 2 autres ouvrant à 8h00, ce qui est laaaargement trop tôt pour moi...
Si vous n'avez jamais assisté à une ouverture de grande surface le premier jour des soldes, je vous conseille de le faire au moins une fois. Pour moi c'était la première fois. D'habitude, j'arrive une heure en retard, après la tempête, quand les jeux sont déjà faits. Là j'étais aux premières loges. Et quand je suis arrivé, il y avait déjà une quarantaine de personnes en train d'attendre; "ça va", me dis-je, "il n'y a pas trop de monde".
Mais à mesure que les minutes passaient, le nombre de personnes augmentait à vue d'oeil. J'ai donc pu repérer quelques catégories de personnes. Il y a les indépendants, généralement sans caddy, qui se faufilent doucement pour atteindre les premières places, l'air de rien. Il y a aussi les bandes: 3 à 4 jeunes copains qui parlent fort et rigolent ensemble, et qui, sous prétexte de reconnaître un pote tout devant, jouent des coudes pour le rejoindre. Et puis il y a les familiaux, avec caddy. Ceux-là sont un peu bloqués par le caddy, et ne cessent de pester contre ceux qui grignotent du terrain.
9h00: le rideau commence à se lever, et les têtes du premier rang disparaissent de l'horizon presque instantanément: pour gagner quelques précieuses secondes (qui peuvent se révéler décisives), les personnes du premier rang n'hésitent pas à se coucher pour passer à genoux sous le rideau. Une fois de l'autre coté, ils se relèvent et se mettent à courir vers ce qui leur paraît être la meilleure direction. Je n'ai trouvé qu'une image sur le net pour retranscrire l'atmosphère de l'ouverture des soldes. Comme il s'agit d'une image d'un article d'un blog d'over-blog, je me permets de mettre un lieu (ici): jetez un oeil, c'est exactement ça.
Une fois le rideau ouvert à hauteur d'homme, c'est la panique: tout le monde se rue vers ce qui lui semble le Graal et s'en saisit. Pas de reflexion, c'est la guerre; c'est prendre ou ne plus pouvoir prendre. C'est alors un jeu de hasard: si tu prends la bonne allée, et si tu es rapide, alors tu as une chance. Si par contre tu ne prends pas la bonne allée immédiatement, c'est rapé: les caddys ont déjà provoqué d'immenses bouchons; les personnes piégées dans la bonne allée n'ont alors d'autre solution que de se jeter sur les bonnes affaires et de charger caddys, copains, copines, et/ou enfants, sous le regard envieux des autres - dont moi - qui se trouvent bloqués à l'extérieur de la caverne d'Alibaba.
Mais ce n'est que le début, car il faut payer. J'ai quand même réussi à me saisir d'une imprimante multi-fonction de bonne qualité à bon prix (je sais de quoi je parle, j'ai acheté la même il y a 6 mois pour le double du prix... et déjà en promo à l'époque): ça fera un beau cadeau, ça (pas pour moi, j'en ai déjà une). Direction les caisses... Z'est oun grosseu erreur (prendre un petit accent teuton pour retranscrire ma pensée). "Désolé monsieur, il faut que vous passiez d'abord au stand photo pour retirer une facture". Ach (prononcer "ar"), naturlich. J'aurais du m'en douter.
Et là, c'est la Bérézina (ou Trafalgar, si vous préférez): des files de personnes paquets en main, cherchant déspéremment à payer leurs trésors. Ca se bouscule, ça crie, ça s'énerve... Il y a les caddys, qui bouchent le passage; les copains, qui élèvent une tour de leur butin, et qui se racontent leurs prises présentes et passées (parfois du même jour: ils viennent de faire l'ouverture des autres Carrefours, à 8h); il y a aussi les indépendants - comme moi - qui s'ils avaient eu 6 mains auraient pu prendre au moins le double de ce qu'ils ont pris.
Dans ce joyeux tohu-bohu, on joue des coudes, on essaye de passer devant les autres. Puis on finit par atteindre le but: la caisse photo où 3 malheureuses caissières se démènent pour répondre à 12 clients simultanément (et je ne parle là que du premier rang qui assiège leur forteresse). Après 45 minutes d'attente, je brandis enfin le précieux papier jaune. J'arrive aux caisses générales où règne un calme ubuesque par rapport au vacarme de la caisse photo. On respire enfin... l'air conditionné parvient à raffraichir l'atmosphère... ça y est je sors...
Bon, comme je n'en ai pas eu assez, je reviens faire un tour une fois débarassé de mon paquet. Plus rien d'intéressant... je repars... vers les 2 autres Carrefour, au cas où... Mais non, plus rien d'intéressant: la tornade est déjà passée, et une heure après, le calme est revenu...
... jusqu'à janvier prochain, date des prochaines soldes. Et là, je n'y serai pas !
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