Mercredi 9 février 2005
Ca y est, c'est le jour J, le D day !
Aujourd'hui, 14 heure: l'heure H.

Après 1 an et quelques jours de galères, nous avons signé l'acte de vente du terrain...
1 an !

J'vous explique (pour ceux qui - comme nous il y a peu - ne sont pas encore passés à l'acte): rendez-vous chez notre notaire (un tout neuf, que notre conseiller financier nous a... conseillé); lecture des conditions du prêt, de l'acte de vente, en présence du conseiller, tout béat de voir ce dossier s'achever et de pouvoir enfin toucher sa commission; explications diverses et variées; puis le grand moment: le règlement des frais de notaire et d'hypothèque (ouille, ça fait mal); enfin, on se rend chez le notaire du vendeur.

Accueil glacial. J'ai l'impression que la lenteur de ce dossier ne l'a pas fait sauter de joie... Nouvelle lecture de l'acte de vente, des servitudes du terrain, des conditions de prêt, le tout en présence des 2 notaires et de l'agent immobilier qui nous a mis en contact avec le vendeur.

Petit aparté sur l'agent immobilier: on a souvent coutûme de dire que les agents immobiliers sont des voleurs ou des rapaces. On a dû tomber sur l'oiseau rare ! Le vendeur l'a en effet appelé plusieurs fois pour tenter de casser la vente (pour délais excessifs) et revendre le terrain 6000 € plus cher (ce qui, de l'avis de l'agent immobilier, se serait fait très facilement); il a cependant plaidé notre cause à plusieurs reprises, se portant garant pour nous quant à l'achèvement de la transaction. Il aurait même refusé une augmentation de 1000 € de sa commission. Sur ce, je dis: chapeau et merci monsieur B.

Une fois la lecture achevé, c'est l'instant fatidique de la signature; encore quelques minutes, et voilà: on est propriétaire d'un magnifique terrain de 900 m2. Pour ceux - nombreux, je sais - qui désirent voir de plus près (qu'en imagination) notre lopin de terre, voici quelques images:



vue face avant gauche
vue face avant droite

C'est curieux, avant que les voisins ne construisent, ça me paraissait plus grand. Maintenant, ça me paraît riquiqui... aurais-je grandi tant que ça ? En fait, je pense que c'est plus long que large (jusqu'aux arbres du fond, arbres inclus), donc ça paraît étroit. Bon, me connaissant, il ne valait mieux pas que ce soit trop grand...

En parlant des voisins, je les aime déjà: ils ont tous les 2 des maisons à taille normale :



le voisin de gauche
le voisin de droite

En fait, j'ai un aveu à vous faire: je vous ai menti dimanche dernier: notre maison ne ressemblera pas à la photo que je vous ai montrée... Eh non... C'est plutot un mix de ces 2 maisons. Plus petite que la maison du voisin de gauche (je le hais ;-) mais nous au moins, on a des velux à l'étage...) mais plus grande que celle du voisin de droite... du moins j'espère... Vite le plan !

Vous trouvez que j'exagère sur la taille des maisons ? Visez alors les masures de mes zautres zentils voisins (et de notre terrain vu du fond, par la même occasion)...



Vous avez vu ces villas ? Bon, j'exagère... mais à peine... En plus, eux, ils ont aussi des velus, voire (ô rage, ô désespoir) des lucarnes...

Bref, j'aime mes voisins... mais surtout ceux de gauche et de droite... :-)

Dimanche 6 février 2005
Ahemm (je m'éclaircis la gorge)...

Voilà, je m'y mets moi aussi; après ma femme et ma fille. Mais bon, mieux vaut tard que jamais, non ? Qui a dit "non" ? Tu sors !! ;-)

Bon, plus sérieusement, je me demandais de quoi je pourrais bien parler dans ce blog et - eureka - j'ai trouvé: je vais commencer par parler de notre projet de construction de maison; et comme vous pourrez le lire, ça commence bien !

Commençons par le commencement: 2001: la bourse s'effondre, tout le monde se dit que c'était une mauvaise idée de placer de l'argent en bourse - trop virtuelle - il faut quelque chose de plus perenne, qui dure. Comme par hasard après que tout le monde ait cédé aux sirènes de la bourse, tout le monde se jette sur l'immobilier. Une maison, pourquoi pas ?

Deuxième étape: 2002 : la prise de consience. Construction ou achat dans l'ancien ? Voyons, on a combien sur le compte ? Ha ! Tant que ça ! Eh oui, la bourse est passée par là ;-) Bon, on va peut-être opter pour une construction, une petite... Avec un terrain pas trop proche de la ville; ben oui, c'est que ça commence à être cher dans le coin.

Troisième étape: été 2002 : début de la recherche. Faut trouver un terrain; pas trop près (trop cher), pas trop loin (trop loin :-) ), pas trop grand (trop cher), pas trop petit (trop petit :-)) ). Au début on est très difficile: "A non, 8 km de la ville c'est trop loin, tu vois pas ?! 1200 m2, c'est pas trop petit ? 230000 Francs ! Qu'est-ce que c'est cher !"

Voyons voir ce qui se fait plus près. "Désolé, tout est vendu". "Non, il n'y a plus de terrain disponible; si vous voulez on démarre un lotissement sur la côte" (vous plaisantez sur la côte; c'est au moins à 20 km !) "Oui, on démarre prochainement un nouveau lotissement, à 5 km de la ville: une vrai perle; il faudra compter 80000 € les 1000 m2" (On va y réfléchir, merci. Gasp ! 80000 €, rien que ça !)

Quatrième étape: fin été 2002 : on se fait une raison. Finalement, le terrain à 8 km était pas si mal, on les contacte ? "Non, désolé tout est vendu depuis plusieurs mois"... Ahhhh ! Bon là on s'y met sérieusement; on cherche tous azimuts.

Cinquième étape: 2003, mes 30 ans, annus horribilis. Une maladie de naissance se rappelle à mon bon souvenir. 1 mois d'hopital, et une dépendance à la CNAM pour le restant de ma vie !!! Aller, on ne se décourage pas, on tourne vite la page 2003.

Sixième étape: début 2004, on a trouvé !!! Notre petit nid douillet va bientôt être construit ! 20 km de la ville (mais non, c'est pas loin), 900 m2 (pas si petit que ça finalement), et à peine 44000 € (frais de notaires compris, si si !), une paille !

Première conclusion: on aurait mieux fait de se décider un peu plus vite !
Deuxième conclusion: ça grimpe, ça grimpe.

Sixième étape: mai 2004 : le terrain est réservé, le permis de construire obtenu, l'emprunt sur le point d'être signé: c'est sûr, on a la maison pour la fin de l'année ! Le banquier: "ne vous inquietez pas pour votre maladie, on a vu pire ! On a même une cliente qui avait un cancer, alors, vous imaginez !". Le banquier (quelques semaines plus tard): "Désolé, mais l'assurance maison ne peut vous accepter dans votre état de santé, je vous invite à chercher une assurance alternative"... merci du conseil.

Septième étape: juin-juillet 2004: recherche d'une assurance. A.a: non. C.....f: non. G......i : oui mais seulement sur 15 ans, et juste l'assurance décès; le prix ? Juste 2,5 fois la prime d'assurance standard. A.F: non. Finalement, sur le conseil de ma femme (qui a toujours raison), on essaye une dernière: APRIL. Résultat: Ok pour 18 ans, mais uniquement pour le décès, à un prix proche de la prime standard (environ +20 %). Va pour APRIL. On signe chez eux, on obtient la délégation d'assurance. Le banquier, après des vacances bien méritée sur la Côte d'Azur: "non, l'assurance décès ne nous suffit pas, il nous faut une assurance invalidité. Si vous voulez on a 2 assurances qui marchent presque à tous les coups. Je connais quelqu'un qui était malade,..." Oui, on connait. Résultat: non et non. Bigre. Et April ? On commence déjà à payer. Re-bigre.

Huitième étape: septembre 2004: barroud d'honneur. Ca y est, on a le lotisseur sur le dos: si on ne trouve pas une solution dans le mois, il casse la vente. L'agent immobilier qui nous a vendu le terrain est ennuyé: si la vente est cassée, il en a pour 4 mois supplémentaires. Le constructeur, lui, ne veut pas perdre l'affaire. Il nous propose une assurance (pas la peine, on l'a déjà essayée, c'est non), et un conseiller financier (vous verrez, avec lui, même les cas désesperés trouvent une solution); un conseiller financier, la classe non ?

Le conseiller: "vous êtes à quelle banque déjà ? Ah! Ils sont strictes, et ils ne peuvent pas prendre de décision: tout est décidé au siège. Je vous conseille de changer de banque; j'ai de bons contacts avec le Crédit Agricole; si vous êtes d'accord, je contacte le directeur de la section Habitat de la région...". Changer de banque ? Bon, s'il faut passer par là...

Le conseiller, une semaine plus tard: "C'est bon, j'ai vu avec Mr B.......d, il est d'accord pour accepter votre cas. Il faut cependant transférer le contrat APRIL vers le Crédit Agricole. Au fait, mes honoraires sont de 1500 €..." Ah bon, c'est pas gratuit ? "Vous comprenez, si je ne vous demandais rien, ça ne ferait pas très sérieux." Oui je comprend, faut bien vivre, mais ça ne m'aurait vraiment pas dérangé, je vous assure... La classe, ça coûte cher...

Neuvième étape: octobre-décembre 2004: ça patine. "Premièrement, il faut récupérer la délégation d'assurance auprès de votre banque". Le banquier: "désolé, votre dossier est au centre, il faut que je demande qu'ils me le renvoie". Le banquier, une semaine plus tard: "j'ai votre délégation, mais pas votre dossier, désolé". Tant pis, je remonte un dossier de toutes pièces pour le CA. APRIL: "désolé, mais pour transférer le dossier vers le CA, il nous faut une attestation écrite que votre banque ne veut plus de cette délégation". Le banquier: "Désolé, mais nous n'avons jamais signé cette délégation, nous n'avons pas le droit de barrer cette délégation. Je vais me renseigner pour voir ce qu'on peut faire. A priori, le centre devrait pouvoir vous envoyer une lettre indiquant que le projet immobilier est abandonné. La semaine prochaine." APRIL: "Ok, on vous transfère. Il faut néanmoins que ça repasse par les médecins." Une semaine plus tard, les médecins d'APRIL: "il faut remplir à nouveau les questionnaires de santé". Je craque: c'est la huitième fois que je remplis ces satanés questionnaires. Une semaine plus tard: les médecins d'APRIL: "vous n'avez pas joint de nouveaux examens de santé; vous devez certifier sur l'honneur n'avoir pas eu de changement dans votre état de santé." Une semaine plus tard: les médecins d'APRIL: "Ok, votre dossier est accepté, vous recevrez une proposition très bientôt. Pour votre femme, il faudra accepter une sur-prime" Quoi ! Au point où on en est... Les propositions arrivent; on signe, on renvoie, on attend, on attend,...

Fin décembre (déjà), on a enfin la réponse: les délégations sont bien transférées. Le conseiller: "Monsieur, je vous invite à vous dépècher: la fin de l'année est dans moins de 2 semaines et le Prêt à Taux Zero se termine cette année. Si vous ne signez pas cette année, tout est à refaire." Appel en catastrophe au CA. Le CA: "Ne vous inquiétez pas: l'offre de prêt est déjà prête: il n'y a plus qu'à signer. De toutes façons, avec l'informatique, on a 1 mois de battement en début d'année." Ne cherchons pas à comprendre... 2004 se termine (mieux que 2003, ce serait difficile de faire pire, mais pas terrible quand même), vive 2005 !!!

Dixième et dernière étape (j'espère) : les signatures. Mardi 5 Janvier, on reçoit l'offre de prêt. Joie, bonheur ! Mardi 19, on signe l'offre dans notre nouvelle agence CA. La vie est belle ! Mercredi 10 février, on signe chez le notaire, si tout se passe comme prévu... Ca mérite une bouteille de champagne. Mais comme je n'aime pas le champagne, une bouteille de Coca bien fraiche suffira...

Et encore, la construction n'a pas encore commencé.
Ca commence bien !

Voici un aperçu de notre future maison: parce qu'elle le vaut bien :-)


 
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