Vendredi 27 mai 2005
Aujourd'hui, c'étais RTT.
Bien que farouche opposant de cette loi symbolique d'une France fainéante et décadente (ouh là là, pas de politique malheureux !), je dois avouer qu'aujourd'hui, j'étais bien content de pouvoir me ballader plutôt que de rester scotché devant mon ordinateur au bureau. Et puis, de toutes façons, si je ne prends pas mon RTT, on me le sucre, alors...

J'étais donc en RTT, et j'ai profité de cette belle journée pour régler quelques affaires pressantes: coupures des tifs pour les beaux jours, petit tour à la banque, et... petit tour sur le chantier de la maison, juste pour voir si ça bosse un peu.

Preuve qu'il s'agit d'une action préméditée, j'avais pensé la veille à regonfler les piles rechargeables de l'appareil photo numérique (APN pour les intimes), qui regorgeaient donc de milli-ampères. L'APN reposait donc tranquillement à l'arrière de ma voiture, dans la moiteur des 30° extérieurs et des 35° intérieurs (les forts en déductions en auront déduit que non, ma voiture n'a pas de climatisation).

J'arrive sur les lieux, et je constate non sans plaisirs que ça bosse, et même, que ça bosse fort. Sur les trois pignons de la maisons (2 pour la partie principale de la maison, un pour le garage accolé), 1 est terminé (celui du garage), un autre est presque terminé, et un maçon s'affaire sur le 3ème.

Avec ces 2 pignons de chaque coté de la maison, ça ressemble de plus en plus à une vraie maison ! D'un geste, je dégaine mon APN, je vise, je shoote, et... tient ! on dirait qu'il y a quelques chose de marqué sur l'écran illuminé de lumière (le soleil est tout seul dans son lit tout bleu). Voyons voir... c'est écrit: "absence... de... carte". Bigre ! J'ai oublié de remettre la carte mémoire avant de partir. C'est ballot: tout ce déplacement et je ne vais même pas pouvoir immortaliser l'instant...

Résultat: pas de mémoire, pas de photo.

Faut vraiment que je fasse travailler ma mémoire !

Lundi 16 mai 2005
Ca y est, c'est arrivé: un homme a enfin marché sur le plafond de notre maison ! Ok, je vous l'accorde, c'est moins impressionnant que le premier pas de l'homme sur la lune mais quand même. C'est historique (pour nous en tout cas). Et pour immortaliser l'évènement, voici quelques photos prises non sans émotion (d'où un certain flou sur certaines d'entre elles).





Le lecteur fidèle à l'oeil avisé aura aussi remarqué l'arrivée tant attendue des linteaux en pierre de j'sais-pu-où, recouverts de leur plastique protecteur (non, ce ne sont pas des moustiquaires).

Bref, nous voici arrivé à un premier objectif: la fin du gros-oeuvre pour le rez-de-chaussée. Prochaine étape: le toit. Et si tout se passe bien, cette seconde étape aura lieu dans 1 mois, autour du 17 juin. En attendant, il va falloir attendre 1 semaine (au moins, d'après le maçon) pour laisser sécher la dalle du premier étage.

Courage: moins de 150 jours à attendre...
"Pourvu que ça dure !"
Ca pour durer, ça dure...

Mardi 10 mai 2005
5 mois fermes. Sans sursit. Voilà ce qu'on écope. Fermes, sans espoir de réduction de peine, même pour bonne conduite. C'est pô juste !

Et pour quoi au juste ? Quelques semaines de neige en février; des linteaux qui tardent à arriver; et pour finir, des artisans qui ne travaillent pas en août. Résultat: la maison ne sera pas livrée avant 5 mois, soit pas avant début octobre.

Au total, de début février jusqu'à octobre, c'est 8 mois de gestation pour voir le beau bébé arriver. "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" dit La Fontaine; soit ! mais bon, 5 mois encore à tirer, y a de quoi rager.

Surtout qu'initialement, quand j'ai appelé le constructeur ce midi, je pensais naïvement qu'on approchait de la date du préavis. Que nenni ! J'ai finalement eu le maître d'oeuvre: "La règle est la suivante: une fois les boiseries extérieures posées, il faut compter 3 mois; or les boiseries seront posées le 17 juin prochain, ça nous amène à (mai, juin, juillet, août, septembre...) ... début octobre, sachant que les artisans ne travaillent pas en août."

Mais bon, au moins, le chantier reprend demain: les linteaux sont enfin arrivés; ils finissent demain les derniers travaux au rez de chaussée et ils posent le plafond. Ensuite, petite pause d'une semaine environ, et ils finissent les pignons. Voilà, je sais tout.
Samedi 7 mai 2005
Encore une semaine pour rien... rien n'a changé. Pendant ce temps, je vois les jardins qui se préparent, les clotures qui apparaissent, les dernières maisons qui se terminent...

D'accord, mieux vaut ne pas hâter la construction: qui va piano va sano. Mais bon, vivement la suite.

En plus, un doute me taraude: est-ce que la construction est en mode pause pour cause de temps de séchage, ou est-ce dû au fait que les linteaux ne sont pas disponibles ?

Bon, c'est décidé, j'appelle lundi. Patience est mère de sureté, mais quand même; en plus, je ne sais plus si c'est patience ou prudence, alors...
Dimanche 1 mai 2005
Flute, zut, crotte ! Je me suis encore fait avoir ! Je venais de finir un article brillant d'humour, et paf ! La session est fermée et je me retrouve sur la page d'accueil avant d'avoir sauvegardé. Si je tenais la bourrique qui a mis ce timeout si bas !

Je recapepete donc... [bye (je valide et je reviens)]

[re-] Désolé, j'ai craqué. J'en ai profité qu'il faisait 22°C en ce dimanche après-midi, et que nous venions de finir un entraînement intensif de roller sur le parking de notre centre commercial préféré (je sais, c'est pas très poétique, mais rien ne vaut une vaste étendue goudronnée et déserte pour ce sport on ne peut plus urbain), pour faire un petit crochet (15 km, une paille) par notre chantier préféré.

Je sais, je sais, je sais ! J'avais dit "lundi midi". Et ce n'est ni lundi, ni midi; mais au moins, c'était le bon chantier ! J'ai donc fait un petit crochet pour que ma petite famille se rende compte de visu de ce qui avait changé. Et moi de voir ce qu'ils avaient pu faire vendredi. Et pour voir, on a vu: rien n'a changé... [bye]

[re-] Mais au moins, cette fois-ci, j'ai pris des photos. J'entends déjà certains penser: "Est-ce bien la peine de prendre des photos si rien n'a changé ?" Et moi de répondre: "oui !" (je sais, c'est un peu court comme argumentation, mais j'ai rien trouvé de mieux...) Mirez donc ces maaaaaagnifiques photos de notre domaine ! Elles mettent en scènes 2 acteurs (féminins) et une maison (féminine aussi, mais qui ne râle pas, elle).



"Déborah, ne traîne pas dans le jardin ! Tu rentres à la maison et tu finis tes devoirs !" Avec un peu d'imagination, on s'y croirait, non ?



Autre prise de vue inédite de notre domaine, vue du fond droit du jardin (il reste quelques mètres de végétation derrière moi), coté garage. A droite, admirez ce magnifique monticule de terre, du plus bel effet. Au fond, la maison voisine: on réalise qu'on est vraiment en retard...



En parlant du garage, le voici de face, avec son (désormais fameux) linteau arrondi en ciment.

Pour finir, une petite devinette facile (à oublier bien vite). Quel point commun et quelle différence y a-t-il entre une femme (ça marche aussi pour une fille, croyez-moi !) et une maison: elles coûtent cher toutes les deux mais y en a qu'une seule qui râle. Hem... désolé !
 
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