Lundi 22 août 2005
Ouh la la ! Ca fait 2 semaines que je n'ai rien écrit ! Les statistiques sont en chute libre, rien ne va plus.

Bon, à ma décharge, il faut dire que je reviens à peine d'une semaine de vacances à la montagne, en Savoie pour être précis, pays propice à la promenade et aux randonnées dans le monde réel, loin de la virtualité d'Internet...

Néanmoins, il ne s'agissait que d'une semaine, pas 2. J'ai été un peu pris par le boulot avant les vacances, et j'ai donc un peu négligé le blog. Avant de reprendre (demain), je tâche donc de rattraper mon retard, en particulier sur les nouvelles concernant la maison.

Car des nouvelles, il y en a quelques unes. D'une part, le placo et les cloisons ont été posés. C'est pas nouveau puisque ça date déjà de 2 semaines, mais, bon, ça valait la peine d'être mentionné. Et comme corollaire immédiat: nous avons reçu le bon de livraison, accompagné comme il se doit de la facture.

J'en profite pour caser quelques unes des photos que je m'étais empressé de prendre il y a 2 semaines, photos prises une fois encore de l'extérieur de la maison, les ouvriers ayant terminé leur travail et les vacances de l'artisanat ayant débuté...



Vue de la porte-fenêtre de devant, la salle à manger salon.



Vue de la fenêtre du salon, le salon et derrière le petit mur, la cuisine. Au fond, le garage.



Vue de la porte-fenêtre de derrière, la salle à manger salon, avec la porte d'entrée. A gauche de celle-ci se trouvera l'escalier.

Par ailleurs, j'ai finalement réussi à joindre le terrassier, qui, par un heureux hasard, doit justement commencer à s'occuper de mon terrain demain. J'écris "finalement" car j'avais rendez-vous avec lui il y a 2 semaines, rendez-vous que j'ai manqué à cause d'un autre rendez-vous, avec mon PDG celui-là, qui a traîné en longueur.

J'ai bien essayé par la suite d'arranger un autre rendez-vous, mais le constructeur était alors en vacances... Pas moyen de connaître l'identité du terrassier; pas moyen de l'appeler.

Bref, j'ai appelé le constructeur ce matin, qui - ô joie - était à nouveau au travail, et j'ai donc pu obtenir le numéro de téléphone du terrassier que je me suis empressé (une fois n'est pas coutûme) d'appeler. Tout ça pour arranger un nouveau rendez-vous (jeudi midi) et apprendre au passage qu'il comptait "terrasser" mon terrain demain, mercredi et jeudi.

Derrière, les maçons pourront commencer à construire le muret, tout ça pour être prêt avant la date fatidique du 6 septembre, date de début des travaux de la voirie.

J'ai profité de mon dernier jour de vacances pour acheter la boîte aux lettres, qui sera encastrée dans le muret. Et parti dans mon élan, j'ai tenté de remplir les différents documents des impots et d'EDF pour (respectivement) obtenir une réduction de la TLE (taxe locale d'équipement), et obtenir le branchement EDF.

Pour l'instant, ce n'est qu'une tentative, car il y a plein de cases auxquelles je ne sais pas répondre...

Il me reste en plus un autre document, dont personne ne m'a parlé, qui semble avoir trait au branchement des eaux et eaux usées. Il faut que je voies avec le constructeur ce que je dois faire avec (en particulier, dans quels délais).

Bon, voilà ! Ca fait 2 semaines de rattrapées en une soirée. Normalement, si tout se passe comme prévu, je devrais pouvoir publier en fin de semaine une nouvelle série de photos d'extérieur sur un terrain qui ne ressemblera plus à un terrain vague...

Vivement  le week-end !

Vendredi 5 août 2005
Et voilà, ça fait une semaine que je suis chef (bon, ok, "co-chef", mais quand même), et il est déjà grand temps de faire le point.

D'abord, l'annonce. En fait, j'ai pas eu grand chose à dire, vu que tout avait été dit avant  notre retour au bureau: le mail du nouveau PDG avait été suffisamment explicite.

J'avais par ailleurs déjà reçu deux mails de félicitation durant le weekend, l'un de la part d'un ex-collègue renvoyé lors du premier plan de licenciement, l'autre de l'une des personnes de mon équipe qui espérait cette place depuis longtemps et avait tout fait pour pourrir la vie du directeur technique (à moins que ce ne fut l'inverse).

Bref, à notre arrivée au bureau ce lundi, tout le monde était au courant, et j'ai eu le droit à des "bonjour chef" comme il se doit. De plus, seules 2 personnes de l'équipe étaient là, il n'y a donc pas eu de grand discours - juste une brève présentation - ce qui m'arrangeait bien.

Après l'annonce, place aux choses sérieuses. Et quelle est la première chose à faire quand on devient chef ? Faire un état des lieux. Bien-sûr, je travaille dans la même boîte depuis des années, mais
quand on n'est pas chef, il y a des choses qu'on ne voit pas (et qu'on ne nous dit pas).

Durant les 2 premiers jours, j'ai donc fait le point avec chacun des membres de l'équipe (les 2 autres membres sont arrivés mardi) : projets en cours, vacances, état des projets, estimation de charges,...

Et là, j'ai commencé à réaliser l'étendue des dégats: un grand nombre de projets, une maintenance extrêmement lourde, sans parler des évolutions nécessaires... Mais le pire, c'est qu'avec le second plan de licenciement prévu courant août, on va avoir un sérieux problème de passage de témoin. Autrement dit, on a quelques défaillances au niveau de la gestion de la connaissance (ou  du "knowledge management" pour faire pro).

J'ai en effet recencé pas moins de 16 produits principaux. Et sur ces 16 produits, si rien n'est fait, on risque de perdre complètement le contrôle de 7 d'entre eux. Alors depuis mercredi, je me suis attellé à rassembler le plus d'information sur 4 d'entre eux, les 3 autres semblant déjà pratiquement condamnés.

L'autre chose qu'on ne réalise pas avant d'être chef, c'est le nombre de mails, coups de fil, et autres questions directes auxquelles il faut répondre. A croire que personne ne peut prendre une décision sans avoir à me consulter. "Si on livre ceci, est-ce qu'il faut mettre à jour telle et telle doc ?" "Qu'est-ce qu'on livre, et quand ?" "Qu'est-ce que je fais demain ?" "Est-ce que je dois faire ceci ?"...

Et puis, il faut faire des plannings. Pour l'équipe, pour le PDG, pour les autres équipes, pour les clients. Avec des projets tels qu'il faudrait une équipe deux fois plus grande pour y arriver dans des conditions et des délais acceptables.

Bref, tout un nouveau travail, qu'il va falloir faire composer avec celui de développeur, parce que vu le planning, le chef, il va devoir mettre aussi la main à la patte, sinon...
Dimanche 31 juillet 2005
Ca y est, c'est officiel :  c'est moi l'chef !
Déjà, lundi dernier, il y avait eu une réunion de la plus grande importance à laquelle j'avais été convié par le nouveau PDG avec un autre collègue de la R&D. Une réunion "de travail" était par ailleurs prévue après cette première réunion à laquelle nous étions tous les 2 conviés... OK, on va certainement creuser ce qui aura été dit à la première réunion...

En fait, pas du tout: c'était pour nous avertir, mon collègue et moi, que désormais, la R&D nous serait confiée. Le directeur technique (à Caen) & opérations (à Paris)  ne serait désormais "plus que" directeur des opérations. A mon collègue l'équipe "serveur" (5 personnes, lui compris); à moi le reste (5 personnes, moi compris) hors équipe qualité qui devient directement rattachée au PDG.

Vendredi, rebelote: on est invité à assister à la réunion qui suit le conseil d'administration. Derrière, nouvelle réunion, pour voir quelles sont les orientations à prendre. Ces 2 réunions sont suivies d'un mail général à la société, qui annonce officiellement la fin du mandat du directeur technique, et le début de la "bi-direction".

Franchement, ça va un peu vite là ! D'autant que je ne m'y attendais vraiment pas. J'appréhende un peu la journée de demain: il va falloir que je me mette au courant de tout ce qu'il y a en cours; que je vois le planning de chacun; que je prévois rapidement qui va faire quoi, et avant cela qu'est-ce qu'on va faire et comment !

Car, si l'ambition affiché par la nouvelle direction est grande, les moyens eux, rétrécissent à vue d'oeil. Pour l'instant, il s'agit d'une petite équipe de 5 personne. Mais mon petit doigt me dit que ça ne va pas durer: la réduction de personnel annoncée ne manquera pas de m'amputer au moins d'un élément.

Et puis surtout, il va falloir ménager les susceptibilités; car mine de rien, je suis arrivé après tous ceux qui m'ont été confiés (à l'exception d'un), et j'ai moins de diplômes qu'eux tous (eh oui, je ne suis que Bac+4 alors qu'ils sont tous Bac+5. Curieusement, l'autre co-responsable est exactement dans le même cas niveau diplôme, et complètement à l'opposé de moi coté ancienneté). Il va aussi falloir la jouer modeste: déjà que le challenge va être difficile, ce n'est pas la peine de se mettre à dos des personnes pour cause d'orgueil.

"Désormais, c'est moi le chef !" - non, trop prétentieux...
"A partir de maintenant, je suis co-responsable de la R&D." - c'est mieux mais c'est pas encore ça.
"Bon, j'ai été nommé à ce poste pour qu'ensemble nous réalisions les objectifs qui nous ont été fixés" - mouais.

"Accorde donc à ton serviteur un coeur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux?" (1 rois 3:9). Bon ok, ils ne sont que 4, pas une multitude; mais j'aurais bien besoin d'un petit coup de main de Celui qui sait tout, de la Sagesse, pour m'aider à bien diriger... Pleaaase !

Dimanche 24 juillet 2005
Ca faisait un petit moment qu'on le savait: le règlement du lotissement exige qu'on ait un terrain clos, avec un muret devant. Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il y avait une date limite avant laquelle le muret devait être construit, sous peine de payer une somme non négligeable à l'entreprise chargée de construire les voies communales et les trottoirs.

Or, notre voisin de droite nous a donné la semaine dernière cette date fatidique: le 6 septembre. Bigre ! On n'aura pas la maison avant le 18 octobre... Ce qui veut dire qu'on ne va pas pouvoir faire le muret nous-même. En plus, le terrain n'est pas encore mis à plat et la tranchée pour les raccordements n'a pas encore été faite.

Bref, c'est mal parti. Seule solution: le constructeur. Et le constructeur, lui, il est d'accord. Pas de problème, même. Ils vont faire venir le terrassier qui va mettre le terrain à plat en avance de phase - en août, pas en septembre - et creuser la tranchée, ce qui va permettre aux maçons de construire le muret.

Et pour combien tout ça ? "7000 euros, tout compris". 7000 euros ! Près de 50000 francs, pour un malheureux mur de 20 mètres environ. 7000 euros, presque le prix d'une Logan, d'une C1, ou d'une 107 (à un certain âge, on compte en bonbons; à un autre,  on compte en tamagotchis; à un autre, c'est en voitures...) !

7000 euros, c'est trop. Qu'est-ce qu'on peut enlever ? "2000 euros pour le portail (vous le mettrez vous-même, plus tard). 700 euros HT pour les chapeaux sur le mur. 500 euros HT pour le revêtement, ce qui donne 3500 euros TTC, que l'on vous fait à 2900 euros HT si vous voulez..."

2900 euros, j'aime mieux ça. Ok, on n'aura pas de portail, ni de revêtement, ni de chapeaux, bref, on n'aura que de vulgaires agglos, mais c'est l'essentiel: on évitera la facture du constructeur de trottoirs...

Et puis on ast allé récemment chez les parents de 2 enfants que ma femme gardait (j'écris "gardait" parce que c'est fini, sniff) et nous avons pu admirer leur mur (en agglos) sur lequel la maman des p'tits a "collé" patiemment des pierres de parement, une à une, pour un résultat on ne peut plus réussi. Résultat: "Chéri, j'veux faire la même chose ! On pourrait faire ça aussi ?".

Bien-sûr, ça va nous coûter de l'argent, et certainement plus que les 7000 euros initiaux, mais au moins, on va pouvoir étaler la dépense dans le temps. Avec un peu de chance, mes actions auront doublé d'ici là, nous aurons gagné le Scénic du concours auquel j'ai participé la semaine dernière, et j'aurai peut-être été augmenté. Ou peut-être rien de tout ça...

Pour la petite histoire, vous savez ce que ça veut dire: "on vous le fait à 2900 euros hors taxes" ? Naïvement, je pensais que ça voulait dire qu'ils prenaient en charge la TVA (bref qu'ils nous faisaient une réduc de 20%, parce qu'ils nous aiment bien). Et bien non ! HT veut dire: au noir, en liquide, payable à l'avance, sans garantie... Bref, c'est pas pour nous... Bon, bah ce sera 3500 euros alors...

Une demi Logan...
Samedi 9 juillet 2005
Ah ! Enfin ! Nous y voilà. La maison revêt enfin ses habits de couleur. Et laissez-moi vous dire (de toutes façons, même si vous ne me laissez pas, je le dirai quand même), c'est beaucoup, beaucoup mieux comme ça.

Mirez par vous même:



Ca fait encore un peu terrain vague, devant. Vous ne trouvez pas ?



Bon, je vous l'accorde volontiers, cette photo eût été plus belle si seulement il n'y avait pas ces m!*$#tes branches devant...



Et voilà le travail: habillée de beige de tous les cotés. Du coup, le toit ne paraît plus aussi triste qu'avant: tant mieux ! Allez ! Pour finir, un petit aperçu de ce qu'il y a à l'intérieur (âmes sensibles, s'abstenir...):



Bigre ! Y a du boulot... (note: comme je suis toujours enfermé en dehors de notre maison, cette photo a été obtenue en collant l'objectif de l'appareil photo sur la fenêtre... d'où les reflets...). Mais comme la maison ne sera livrée que le 18 octobre (ça recule, ça recule), il faut bien qu'ils s'occupent le p'tits artisans...

Courage (et patience, surtout), plus que 3 mois et 9 jours...
 
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